Lectures et petites chroniques de Sandra mais pas que...

CHRONIQUE - Le jour où j'ai ouvert les yeux

ANAND DILVAR
Développement personnel - Bien-être
Éditions Jouvence
Paru en 2019
128 pages

"Cette vie est pleine de contradictions; nous sommes nés libres, mais nous devons nous efforcer de garder notre liberté et en endosser la responsabilité. Prends ton cas: tu es vivant, mais d'un autre côté, tu ne l'es pas. Les médecins pensent que tu es en état de mort cérébrale, alors que tu es conscient. (…) Tu es encore libre de choisir tes pensées et tes sentiments."

Coupé de tous suite à un accident qui l'à laissé paralysé, le personnage central de ce livre entame une conversation intérieure avec son guide spirituel. Lentement, il fera le choix de la vie et de l'éveil après des années d'illusions.

Ce roman s'apparente à un voyage immobile vers la réalisation de soi et vers un nouvel état de conscience. Il nous invite à profiter davantage de notre entourage, à prendre nos responsabilités dans ce qui nous arrive et à vivre pleinement l'instant présent!

"Une invitation à se mettre en chemin sans attendre, pour célébrer la gratitude et la vie."


Mon avis

Je vous parle aujourd'hui de ce livre que j'ai lu dans le cadre de la masse critique organisée par Babelio. 

Que dire de plus qui ne soit pas déjà mentionné dans le quatrième de couverture? 

Ce tête à tête entre le personnage central et son guide intérieur révèle au lecteur toutes ces petites choses que l'on tend à oublier. Pris dans notre quotidien, dans la course au temps, à l'argent, au pouvoir, à la reconnaissance et j'en passe. Nous oublions très souvent les petits riens si importants à notre bien-être, à notre bonheur, à notre apaisement intérieur.

Le toujours plus et le toujours plus vite aveuglent notre quête de bonheur. Ce livre révèle comment la poudre aux yeux dont notre système nous saupoudre continuellement nous détourne de notre objectif nous faisant croire que c'est ce dont nous avons besoin. Comment nous avons pris l'habitude de reporter ailleurs ce qui est de notre responsabilité, car nous avons toujours eu le libre arbitre et sommes responsables de nos actes ainsi que des conséquences qui en découlent.

Personnellement je n'ai rien appris de ce court roman mais je soutiens les idées et l'enseignement qu'il véhicule car, tout a fait sens en moi. J'y ai trouvé un allié allant dans le sens de mes convictions.

Vivre le moment présent ainsi que le lâcher prise sont deux des sujets abordés parmi d'autres.

En conclusion, un livre bien-être romancé, très accessible et agréable à lire pour tous ceux qui souhaitent ouvrir les yeux.

CHRONIQUE - L'ombre du renard

NICOLAS FEUZ
Policier - Thriller
Éditions Slatkine & Cie
Paru le 22 août 2019
320 pages

Le 16 septembre 1943, sur les hauteurs de Bastia, un convoi SS quitte un couvent avec une mystérieuse cargaison. Chargées sur une barge à destination de l’Italie, les caisses finissent englouties au large du cap Corse. La légende du Trésor de Rommel est née. 75 ans plus tard, un lingot frappé de la svastika réapparaît en Suisse.
Partie de Neuchâtel, l’intrigue acrobatique de ce roman à tiroirs bouscule le lecteur de la Suisse à la France, entre deux époques sombres, hier, aujourd’hui, sur fond d’occupation nazie et de domination mafieuse.

MON AVIS
Voici le deuxième opus de la série Jemsen qui avait débuté avec Le miroir des âmes paru en 2018 également chez Slatkine & Cie, et dont vous trouverez ma chronique ICI.
Je pense être juste en affirmant que j'ai pris le TGV pour la première fois de ma vie en ouvrant ce roman. L'auteur utilise une technique qui emmène le lecteur dans un page turner à la cadence infernale. Difficile de lâcher le livre avant la fin. Des chapitres très courts, entre deux et cinq pages, sans fioritures, dans un style très direct allant à l'essentiel.
Une bonne intrigue, bien ficelée dans laquelle nous allons suivre Jemsen et son assistante jusqu'au dénouement que Nicolas Feuz aura su rendre surprenant comme à son habitude.
Juste un petit bémol qui est personnel mais partagé. J'aime particulièrement laisser traîner mes oreilles lorsque je capte des conversations touchant à la littérature et j'ai souvent entendu ce petit reproche et j'avoue être assez d'accord. En effet si l'auteur a su à nouveau me séduire avec cette intrigue portée par des personnages que j'apprécie, le côté sanglant dans les descriptions trop détaillées à mon goût me séduit un peu moins. (Petit reproche que je pourrais également adresser à bien d'autres auteurs et pas des moindres que je ne vais pas nommer ici). Ceci dit, cela ne m'empêche pas d'attendre avec impatience le prochain roman de l'auteur.
En conclusion, un trajet en TGV de 320 pages avec un suspense coriace, des personnages que j'ai apprécié mais un peu trop de descriptions dans les scènes sanglantes. Je dis tout de même "vivement la suite".

CLUB DE LECTURE Août 2020