Lectures et petites chroniques de Sandra mais pas que...

CHRONIQUE - Space Battle Lunchtime 1

Natalie Riess
Comics - Jeunesse
Éditions Kinaye
Paru le 15 février 2019
120 pages
 
Space Battle Lunchtime est un show culinaire ultra populaire diffusé jusqu’aux confins de l’univers et sa nouvelle saison est sur le point de commencer ! Quand l’un des chefs sélectionnés jette l’éponge à la dernière minute, une apprentie pâtissière terrienne, Peony, se voit offrir la chance de le remplacer et de concourir pour la notoriété, la gloire et un prix de 20 000 Solarbucks. Elle doit simplement impressionner les juges aliens et battre les cinq autres chefs sélectionnés (aussi des aliens !) : la mystérieuse Neptunia, le sournois Melonhead, l’intimidant Jacques, la féroce Owline, et le robuste Meatabax.

Coincée entre des concurrents déloyaux et des ingrédients inconnus, Peony va devoir tout donner. Est-elle prête à surmonter le monde impitoyable de la cuisine intergalactique, ou s’est-elle surestimée ?
 
J'ai eu la chance de me voir proposer ce comics en service presse depuis la plateforme "Babelio". Le graphisme plein de peps de la couverture ainsi que l'originalité du quatrième de couverture n'ont laissé place à aucune hésitation. Je suis donc partie à la conquête de l'espace avec Peony, notre héroïne culinaire.
 
Ambiance science-fiction pour ce show culinaire haut en couleur où tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. Notre héroïne qui se retrouve par hasard propulsée dans ce concours afin de remplacer un candidat qui a renoncé au dernier moment, va devoir faire preuve de perspicacité pour être à la hauteur car même les ingrédients mis à disposition ont été savamment inventé par cette autrice à l'imagination débordante.
 
Tome 2
Des candidats étranges et bien construits tout comme le reste des éléments de cette BD, ingrédients culinaires et appareils de cuisson divers et variés sont étrangers à Poeny, notre cuisto terrienne. Elle va devoir mettre les bouchées doubles afin de mener à bien sa mission tout en esquivant les coups bas et la déloyauté.
 
J'ai adoré l'originalité du scénario, les dessins, les couleurs, les personnages. Cette BD est pétillante et offre une fin badaboum bam boum avec un retournement de situation qui pousse indéniablement à souhaiter tourner les premières pages du deuxième tome dont la sortie est prévue en juin 2019.
 

En conclusion, très bon moment de lecture pétillant et haut en couleur.

CHRONIQUE - Le douzième chapitre

Jérôme Loubry
Thriller - Policier - Suspense
Éditions Calmann Lévy
Paru le 19 septembre 2018
360 pages
 

Été 1986. David et Samuel ont 12 ans. Comme chaque année, ils séjournent au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables.

Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent de plus en plus mystérieux et taciturnes. Puis alors que la semaine se termine, Julie disparaît.

30 ans plus tard, David est devenu écrivain, Samuel est son éditeur. Depuis le drame, ils n’ont jamais reparlé de Julie. Un jour, chacun reçoit une enveloppe. À l’intérieur, un manuscrit énigmatique relate les évènements de cet été tragique, apportant un tout nouvel éclairage sur l’affaire.
 
Extrait
 
Ce lundi, donc, alors que je me servais un deuxième café (juste avant le traditionnel passage de la vieille dame), le téléphone de la maison a retenti. À cet instant, cette simple sonnerie ne représenta qu'un détail mineur, et eut pour effet non pas de m'inquiéter (comment aurais-je pu savoir?), mais de me rappeler l'importance de brancher le répondeur dès le lever.
Un titre et un quatrième de couverture plus qu'intrigants ont été à l'origine de l'intérêt que j'ai porté à ce roman de Jérôme Loubry.
 
Le schéma narratif entre présent et passé a été très bien maîtrisé par l'auteur et le suspens porté par des personnages bien construits m'ont fait passer un excellent moment de lecture.
 
Le douzième chapitre intrigue et vous pousse à tourner les pages avec avidité jusqu'au dénouement qui est surprenant. Il fait partie de ces romans que l'on n'oublie pas, qui marquent vos heures de lecture par son originalité.
 
En conclusion, secrets, manuscrit énigmatique, retour dans le passé... , des éléments qui match avec moi et encore plus lorsque l'auteur maîtrise sa petite cuisine sous une plume très agréable et claire. J'espère bientôt lire "les chiens de détroit" du même auteur.
 

Une plongée suffocante dans les entrailles pourrissantes de Détroit, devenue cimetière de buildings Novembre 1998. Le corps du petit Peter est découvert dans un buisson de Palmer Park. Il a été enlevé, étranglé puis déposé là par un homme dont la taille, d’après les rares indices récoltés, dépasse de loin celle du commun des mortels. L’enquête est confiée à l’inspecteur Stan Mitchell, alias « le Molosse », un flic violent banni de Washington et exilé à Détroit, cette cité géante autrefois gloire de l’industrie automobile devenue capitale du crime et qui, chaque jour, sombre un peu plus dans la décrépitude. Bientôt, les enlèvements se multiplient et la presse commence à parler du « Géant de brume », croquemitaine terrifiant dévoreur d’enfants décrit par un témoin anonyme. Et tandis que la police patine, que Détroit se vide de ses habitants, Mitchell s’enfonce toujours un peu plus dans l’alcool et la solitude… L’affaire lui est retirée puis, avec le temps, à l’image des maisons de Détroit, abandonnée et oubliée. Quinze ans plus tard, les disparitions recommencent. Mitchell qui a réussi à arrêter la spirale de sa déchéance est à nouveau sur le coup, épaulé par une jeune inspectrice récemment arrivée en ville, Sarah Berkhamp. Grâce à eux, le tueur, un géant placide nommé Simon Duggan, est enfin arrêté. Deux enfants n’ont toujours pas été retrouvés et sont peut-être encore en vie. Mais Duggan refuse de coopérer. Il ne veut parler qu’à Sarah. Pour sauver les enfants, la jeune femme va devoir écouter les fantômes du passé…

LA MACHINE À REMONTER LE TEMPS Mars 2018


CHRONIQUE - La tête sous l'eau

Olivier Adam
Jeunesse
Éditions Robert Laffont
Paru le 23 août 2018
224 pages
 
Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l'air perdu. Il m'a pris dans ses bras et s'est mis à pleurer. Un court instant j'ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s'est écarté et j'ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : " On l'a retrouvée. Merde alors. On l'a retrouvée. C'en est fini de ce cauchemar. "
Il se trompait. Ma soeur serait bientôt de retour mais nous n'en avions pas terminé.
 
Extrait
 
Il pleut. ça fait des jours qu'il pleut. Si tu savais comme c'est glauque ici. Mais c'est mieux comme ça. Au moins le temps et moi on s'accorde. "Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville..." Ce bon vieux Verlaine. Je sais. Tu l'as toujours trouvé trop sentimental. Et puis tu préfères Booba. Mais qu'Est-ce que tu veux, je suis d'humeur à me plaindre. À me vautrer dans la tristesse. D'humeur à lire de la poésie en écoutant des chanteurs barbus qui grattent leurs guitares en bois.
 
 
Ce roman m'a permis de découvrir Olivier Adam, un auteur que je n'avais jamais lu jusqu'à maintenant.

Ce roman jeunesse a rempli son rôle, offrant un bon suspense avec des personnages intéressants et bien construits autour d'un thème très actuel et contemporain.

Sous une plume agréable et une trame bien construite, l'histoire est prenante du début à la fin. Et c'est à ce moment la (à la fin) que j'ai été un peu déçue par le dénouement. J'aurais aimé y trouver autre chose en ce qui concerne "le coupable" mais c'est très personnel.

En conclusion, comme une brise agréable qui ne fait que passer ce roman m'a offert un bon petit moment de lecture, mais sans plus.
 

CLUB DE LECTURE Août 2020