Lectures et petites chroniques de Sandra mais pas que...

CHRONIQUE - Negima 1 et 2

Shonen
Comédie - Fantastique
 
Dessin: Akamatsu Ken
Scénario: Akamatsu Ken
Traduction:
Éditeur VF: Pika
Collection: Pika Shonen
Origine: Japon - 2003
VF:  19 (Terminée)
VO: 19 (Terminée)
Conseillé: +10

Negi Springfield est un jeune apprenti magicien de 10 ans qui vient tout juste de décrocher son diplôme. Pour achever sa formation, une épreuve un peu curieuse lui est imposée : il doit quitter l'Écosse pour effectuer un stage de trois mois en tant que professeur d'anglais dans une classe de filles au Japon ! Découvrir un enseignant de quatre ans leur cadet étonne bien sûr les 31 élèves de la classe 2-A du collège Mahora, mais la plupart d'entre elles finissent par s'attacher à Negi, qu'elles chouchoutent dès qu'elles en ont l'occasion. Tout n'est pas rose pour autant. Asuna, l'élève qui doit héberger Negi le temps qu'il trouve un appartement, est une véritable furie : elle n'aime pas particulièrement les enfants et ne supporte pas qu'un "morveux" puisse lui donner des ordres. À force de gentillesse - et grâce à quelques sorts plus ou moins discrets - les choses vont heureusement rapidement s'arranger...

Poussée par un résumé attrayant et un avis favorable du grand public j'ai décidé de me lancer dans les deux premiers tomes de Negima (double album).

Le fil rouge du manga m'a plus ainsi que les dessins. Un enfant de dix ans professeur, cela ne se voit pas tous les jours et encore moins lorsque celui-ci est magicien. Mais...

Je n'ai pas aimé l'ambiance de ce manga qui est truffé de filles nues ou en petites culottes et cela m'a d'autant plus surprise car il est destiné à un public à partir de dix ans. Cette situation répétitive m'a un peu saoulée.

En conclusion, j'ai bien aimé mais sans plus donc pas assez pour poursuivre cette série. Désolée pour les fans qui ne seraient pas d'accord avec moi.

CHRONIQUE - 54 minutes

Marieke Nijkamp
Jeunesse - Contemporain - Drame
Éditions Hachette
Paru le 2 novembre 2017
290 pages
 
Opportunity School, Alabama. Les élèves sont réunis pour écouter leur directrice. Mais lorsque le discours s’achève, l’un d’entre eux, Tyler Browne, verrouille les portes et tire sur la foule.

Commencent alors cinquante-quatre minutes de massacre, cinquante-quatre minutes glaçantes racontées dans les messages des victimes à leurs proches et par quatre élèves, à l’intérieur et à l’extérieur de la salle. Tous ont un lien avec Tyler : Claire, son ex-petite amie, Autumn, sa propre sœur, Sylvia, la petite amie d’Autumn et le frère de celle-ci, Thomas.

Cinquante-quatre minutes pendant lesquelles Tyler force ses otages terrorisés à l’écouter se plaindre. Il n’a jamais été aimé, ni par sa petite amie Claire, ni par son père violent et alcoolique, et encore moins par sa sœur Autumn, à laquelle il ne pardonne pas de vouloir partir à New York pour être danseuse.

Mais loin d’être une victime, Tyler est avant tout un psychopathe, qui assassine trente-neuf personnes.
 
 
Une couverture sublime pour un contenu terrible. Ce roman nous plonge au cœur d'une prise d'otage dans un lycée. Une situation terrifiante gérée sous la plume de Marieke Nijkamp.
 
J'ai beaucoup aimé la lecture de "54 minutes" qui nous emmène dans un scénario que l'on a malheureusement déjà pu découvrir beaucoup trop de fois au infos.
 
Ce livre ne fait pas que nous conter cette histoire, il nous montre également ce que ressentent les personnes minute par minute et toutes les questions, regrets ou réflexions qu'elles peuvent se faire durant la prise d'otage. Aurait t'on pu l'empêcher? comment ne nous sommes nous pas rendu compte? Est-ce de ma faute? sans compter sur la détresse, la folie du tueur que rien n'arrête. Comment une personne peut t'elle en arriver à tirer sur d'autres personnes sans aucune pitié, au hasard.
 
En conclusion, un roman percutant, facile d'accès qui restera dans ma mémoire très longtemps pour ces 54 minutes passées à trembler avec les personnages.


CHRONIQUE - Le cycle de Barcil 1 - ORGLIN LA PRIMITIVE

Jean-Marc Dopffer
Nouvelle - Fantasy
Autoédité
Paru le 24 décembre 2016
42 pages
 
De tous temps, les royaumes s'érigent puis s'écroulent sous l'œil des Dieux et de la Mère, créatrice de toutes choses sur Barcil. Tissées afin de garantir l'harmonie du monde, les ficelles du destin de chaque mortel glissent dans ses mains. Ainsi l'Équilibre est perpétué, cohésion précaire entre les morts et les vivants, entre les puissances du monde et du cosmos. Retirée aux confins des royaumes jumeaux de Tigyl et de Derhil, la petite Orglin vit à l'écart de la civilisation. La demi-elfe ne connaît que sa forêt originelle… et l'amour que lui porte ses parents, égalé seulement par l'azur sans fond de la voûte céleste. Cependant les plans échafaudés par Yencil, le Dieu de la Guerre à l'ambition sans borne, n'oublient pas cette créature. Il l'a compris : dans ses veines coule la science du combat, héritée du passé sanglant de ses parents. Alors les rouages du monde entrent en action ; la guerre fratricide ébranlant les couronnes royales déversera ses atrocités dans ce havre oublié. Les Danseuses du Ciel sont envoyées sur Barcil avec pour mission d'accomplir ses desseins. Parviendront-elles à édifier Orglin comme l'une des leurs ? Orglin se montrera-t-elle digne du destin que Yencil lui a réservé ?
 

L'auteur ouvre sa série "Le cycle de Barcil" avec un premier tome d'introduction sous forme de nouvelle et je trouve l'idée très originale.

Une ambiance médiévale enrobe ce récit fantasy  dans un monde qui promet de multiples aventures aux côtés de Orglin, une demi elfe qui accompli sa destinée. La plume de l'auteur est riche et fluide ce qui donne au texte une qualité indéniable.

Néanmoins, je n'arrive pas à me positionner clairement dans mon avis pour cette nouvelle. Je pense avoir besoin d'avancer un peu plus dans l'histoire. Je ne saurais dire si j'ai aimé ou pas. Je pense lire la suite dans le premier trimestre 2019 afin de me fixer.

En conclusion, un avis mitigé qui mérite que je poursuive ma lecture avec le tome suivant afin de faire pencher la balance.


UPDATE - POINT LECTURE - Octobre 2018


CHRONIQUE - Coeur battant

Axl Cendres
Contemporain
Éditions Sarbacane
Paru le 5 septembre 2018
192 pages
 
Alex, 17 ans, est un « hors-la vie ». Après avoir essayé d’éteindre son cœur, il se retrouve dans une clinique pour y être «réhabilité à la vie». Il y rencontre Alice, aussi belle que cynique ; Victor, aussi obèse que candide ; la vieille Colette, aussi espiègle qu'élégante ; et Jacopo, aussi riche que grincheux. À eux cinq, ils décident de s'évader de la clinique, direction le manoir de Jacopo. Le but du voyage? Se jeter d'une falaise, tous ensemble ça leur fera un projet commun ! Mais la route va leur réserver plusieurs surprises. Assez pour qu'Alex se demande si, finalement, la vie n'en vaut pas la douleur...


Extrait

Ses bras ont enlacé mon cou, elle riait, un peu bourrée elle aussi; elle riait sans fard, comme si l'alcool avait décapé la couche de cynisme dont elle se maquillait.
Je découvre Axl Cendres avec son roman "cœur battant" et ne connaissant ni l'autrice ni le résumé je me suis lancée dans cette nouvelle aventure livresque avec la curiosité d'une exploratrice en terrain inconnu.

Cinq personnages aux personnalités bien distinctes mais dont le point de départ va être une clinique dans laquelle ils sont en réhabilitation pour diverses raisons mais la principale étant la tentative de suicide.

Je ne vais pas trop m'attarder sur l'histoire il serait dommage de trop vous en divulguer mais plutôt sur la plume de l'autrice que j'ai trouvé extraordinaire. Comment Axl Cendres a t'elle réussi a écrire le drame de ses personnages tout en poésie et humour! j'ai adoré suivre ses personnages qui ont l'envie de mourir sans jamais me faire tomber dans la mélancolie. La dérision et la relativité du projet qu'ils ont en commun fait qu'ils en parlent (la plupart du temps) pratiquement comme si ils avaient comme projet d'aller faire un pique nic. Mais la vie réserve de belles surprises et nos cinq aventuriers vont évoluer et comme se le demande Alex "Est-ce que finalement la vie n'en vaut pas la douleur...". 
 
En conclusion, ce roman peut être comparé à un chocolat "mon chéri", un sujet fort ,enrobé d'une plume sucrée. A lire absolument.

CHRONIQUE - Chroniques du monde émergé 1

Licia Troisi
Fantasy - Jeunesse
Éditions PKJ
Paru le 18 septembre 2008
444 pages
 
Nihal est une jeune fille très étrange : oreilles pointues, cheveux bleus, yeux violets tout la distingue des autres habitants du Monde émergé. Fille d'un célèbre armurier, elle passe son temps à jouer à la guerre avec une bande de garçons. Mais la nuit, des voix plaintives et des images de mort hantent l'esprit de Nihal. Et lorsque le terrible Tyran envahit La Terre du Vent, elle comprend que ses cauchemars sont devenus réalité. L'heure du véritable combat a sonné. Nihal doit devenir une vraie guerrière et défendre la paix, à tout prix. Ses seuls alliés : Sennar, le jeune magicien, et une infaillible épée de cristal noir.
 
 
 

 
Une superbe couverture qui ne pouvait qu'attirer mon attention lors de l'une de mes visites à la bibliothèque. Il n'était pas du tout prévu au programme mais je n'ai pas pu m'empêcher de le glisser dans ma pile à lire d'octobre. Octobre le premier mois de l'automne avec halloween qui pointe le bout de son nez est à mon avis une période très propice aux lectures du genre fantasy et fantastique.
 
J'ai trouvé Nihal très attachante par son humanité, sa quête qui est la vengeance lui procure une détermination à toute épreuve mais c'est également sa faiblesse, aveuglée par sa soif elle ne fait pas toujours les bons choix et c'est indéniablement ce qui la rend très réalise. Une jeune fille torturée, marquée par les épreuves du passé qui ne recule devant rien.
 
Les personnages qui gravitent autour de Nihal sont également très intéressants surtout Sennar un jeune magicien qui aura également sont lot d'aventures et de tourments.
 
En conclusion, elfes, dragons, magiciens etc... contribuent à l'ambiance guerrière de ce premier tome qui a été une très bonne lecture en ce qui me concerne.
 
 
 

BOOK HAUL - SEPTEMBRE/OCTOBRE 2018


CHRONIQUE - Avant que l'Ombre

Marie Javet
Suspens
Éditions Plaisir de Lire
Collection frisson
Paru le 31 août 2018
340 pages
 
Lorsque Camille, récemment veuve, cherche un nouveau toit pour elle et sa fille, elle est mystérieusement attirée par une maison dont les occupants cherchent une colocataire. En s’installant, elle plonge dans l’univers de ces artistes marqués par leur passé commun. Que se cache derrière leur bienveillance apparente ? Quel événement a bouleversé leurs vies ?
 
Ils étaient autrefois libres, non conventionnels, pleins d’illusions et découvraient l’amour, l’art, la vie en communauté. Ce passé complexe se compose de pièces de puzzle, qui s’emboîtent au fil des pages. À ces pièces vient s’ajouter la présence d’une mystérieuse Ombre qui plane sur leur existence. Les incidents se multiplient, mettant à mal l’harmonie de la villa et de ses locataires. D’une façon incontrôlable, la vérité refait surface, confrontant chacun à son passé. Mais qui est cette Ombre et pourquoi en veut-elle aux habitants de la maison ?
 
Extrait
 
Paul Lansky avait rencontré la belle Délila un jour de mai où il peignait au bord de l'eau. Il n'avait jusque-là qu'une seule passion, une maîtresse exigeante et dévorante: son art. Il avait un projet en tête: représenter le lac et le ciel à différents moments de la journée. Il espérait que la capture, presque en continu, du paysage qui lui faisait face, lui révèlerait les secrets de l'Univers. Il pensait que l'homme devait communier avec la nature pour en comprendre les nuances. Pour lui qui n'avait d'autres armes que ses pinceaux et ses tubes de couleurs, d'autres bagages que ses modestes talents d'artiste, c'était sa façon de rendre hommage à Mère Nature. La peindre pour essayer de la cerner dans sa globalité, la représenter dans sa diversité, sous toutes ses parures, par tous les temps et à toutes les heures. C'était son obsession.
Après "la petite fille dans le miroir" paru en avril 2017, Marie Javet nous revient avec son deuxième roman "Avant que l'ombre" qui comme son prédécesseur intrigue par son titre énigmatique.
 
Comme dans son premier roman la plume de l'autrice qui se veut accessible mais d'une très belle justesse diffuse le suspens et la confusion tout en mettant lentement en place une à une les pièces du puzzle jusqu'au dénouement.
 
Entre passé et présent le roman se déroule pratiquement en hui clos dans cette maison particulière où l'on retrouve des personnages plutôt marginaux. Une ambiance très resserrée que j'apprécie énormément, cela donne une petite sensation de proximité à la limite du voyeurisme.
 
Une autrice dont j'apprécie beaucoup le travail fourni à la création de ses personnages. Je les trouvent très réalistes et vivants je pense sincèrement que c'est l'un des points forts de Marie Javet car j'avais eu le même sentiment avec La petite fille dans le miroir.
 
En conclusion, que du bonheur avec ce roman. Une fois de plus Marie Javet a su me séduire, me faisant passer un très bon moment de lecture.



CHRONIQUE - Coeur croisé

Pilar Pujadas
Contemporain
Éditions du Mercure de France
Paru le 2 juin 2016
136 pages
 
Déborah, Marie-France, Muriel, Eve et Béatrice : cinq femmes d'origines et d'âges très différents se succèdent dans le même appartement. Chacune a une bonne raison de se trouver là, plus ou moins légitime, plus ou moins honnête... A tour de rôle, elles tombent sur le même objet : le soutien- gorge rouge vif de la propriétaire, négligemment abandonné. Devant cet objet intime, chaque femme réagit de manière singulière. La présence du "coeur croisé" provoque en elles des sentiments confus et réveille le souvenir d'épisodes du passé... Chaque chapitre de Coeur croisé ressemble à une nouvelle. Mais, c'est bien un roman que composent ces différentes histoires qui se croisent et s'éclairent mutuellement, distillant le mystère, les énigmes et les surprises.
Pris au hasard lors d'une de mes flâneries à la bibliothèque je me suis laissée tenter par la couverture et le titre de ce roman. Je ne connaissais pas du tout l'autrice ce qui est venu conforter mon choix car la découverte d'une plume que l'on ne connait pas vous entraîne dans une aventure littéraire d'une autre dimension où tout est possible, le pire comme le meilleur. Je me suis donc lancée sur ce sentier inconnu jusqu'alors.
 
Le récit se lit très bien, on ressens un certain panache dans le style de Plilar Pujadas ce qui donne un bon rythme à ce roman et les pages se tournent rapidement et en moins de deux le livre est terminé, cent trente six pages c'est pas bien long me direz-vous, et bien cela dépend... comprendra qui pourra.
 
Nous allons ici voyager dans les souvenirs de cinq femmes qui vont se relayer. Cinq histoires dans l'histoire. Un roman très féminin et très intéressant du point de vue de sa construction. Fort, sensuel, touchant, dur... l'autrice a su en quelques pages transmettre une multitude d'émotions.
 
Ce cœur croisé est l'ingrédient qui va toutes les amener à réveiller des souvenirs pas toujours très agréables.
 
En conclusion, je suis très contente d'avoir découvert cette autrice avec ce court roman avec lequel j'ai passé un bon moment de lecture.


CLUB DE LECTURE Août 2020